L’économie sociale : qu’est-ce que ça mange en hiver?

L’économie sociale, vous connaissez? Et entrepreneuriat collectif, est-ce que ce terme vous semble plus clair?

En fait, peu importe le terme qu’on utilise, il s’agit du même modèle d’affaires. Un modèle qui prend de plus en plus d’ampleur au Québec, mais qui mérite toujours d’être mieux connu et exploré dans nos milieux.

L’économie sociale, c’est quoi finalement?

Selon M. Jean-Martin Aussant, ancien directeur général du Chantier de l’économie sociale du Québec : « (l’économie sociale) est l’un des trois piliers essentiels d’une économie équilibrée, avec les secteurs privé et gouvernemental. » Le Chantier de l’économie sociale, qui se base sur l’article 3 de la Loi sur les entreprises d’économie sociale, définit l’économie sociale comme étant « l’ensemble des activités économiques à finalité sociale réalisées dans le cadre des entreprises dont les activités consistent notamment en la vente ou l’échange de biens ou de services et qui sont exploitées conformément (à différents) principes ». Ouf!

Autrement dit, l’économie sociale c’est :

      • une réponse aux besoins des membres ou de la collectivité;

      • une gouvernance démocratique libre de tout contrôle décisionnel public;

      • un réinvestissement des surplus financiers générés dans la mission, dans la communauté ou auprès des membres.

Vous l’aurez deviné, l’entrepreneuriat collectif vise la rentabilité sociale afin d’améliorer la qualité de vie de la population ou de ses membres. Ses impacts sont nombreux tant au niveau de la création d’emplois, le maintien et le développement de services de proximité, la mobilisation citoyenne et la vitalisation de nos milieux. La rentabilité économique demeure tout de même essentielle afin de développer la richesse collective et d’assurer une viabilité financière à l’entreprise.

L’économie sociale chez nous : ça ressemble à quoi?

Dans la MRC du Domaine-du-Roy, selon un portrait réalisé en 2009, l’économie sociale représentait près d’une soixantaine d’entreprises, plus de 1 500 emplois et générait plus de 21 M$ de retombées économiques.

Bien que les entreprises utilisant ce modèle d’affaires puissent se retrouver dans tous les secteurs économiques, on les retrouve plus fréquemment dans les secteurs de l’environnement, des services de proximité à la population (ex. : épicerie, CPE), du tourisme, de la culture et la santé.

Notre territoire ne fait pas exception et regorge de belles initiatives! Prenons l’exemple de la communauté de Saint-André-du-Lac-Saint-Jean qui, en 2009, a vu son seul commerce offrant des services de proximité (restauration, station-service et dépanneur) être mis en vente. Perdre ce commerce était impensable pour les citoyens et c’est dans un élan de solidarité qu’ils se sont retroussé les manches afin de préserver ces services en créant une coopérative, qui fêtera bientôt ses 10 ans d’opération. Un bel exemple où le modèle de l’économie sociale a permis de redynamiser un milieu.

Autre exemple : saviez-vous que l’une de nos entreprises collectives les plus connues n’est nulle autre que le Zoo de Saint-Félicien? Comme quoi l’économie sociale peut rayonner également à l’échelle nationale et internationale.

Maintenant que vous connaissez un peu mieux l’économie sociale, n’hésitez pas à faire affaire avec les entreprises privilégiant ce modèle ou encore, à l’explorer pour votre projet d’entreprise afin de mieux répondre à des besoins de la population, de maintenir des services ou une entreprise locale.

Novembre étant le mois consacré à l’économie sociale, nous vous invitons à découvrir la programmation du « Mois de l’économie sociale » via la page Facebook.

Au CLD Domaine-du-Roy, nous pouvons vous guider dans votre projet d’entreprise.

Contactez-nous dès aujourd’hui!

#moiseconomiesociale

 

 

Par Jacynthe Brassard, agente au développement du territoire, MRC du Domaine-du-Roy, et responsable des dossiers en économie sociale, CLD Domaine-du-Roy

 

 



Ayant comme mission de fabriquer des produits originaux à saveur régionale, la chocolaterie La Maison du Bleuet se démarque en offrant une variété de produits à base de bleuets sauvages biologiques.

 

Dans l’objectif de poursuivre la mission de cette entreprise représentant le secteur agroalimentaire, les professionnels du CLD ont supporté celle-ci dans la réalisation de son plan d’affaires et dans son projet de relève entrepreneuriale permettant à la nouvelle génération de reprendre le flambeau de cette belle entreprise familiale.

 

De plus, cette entreprise proactive, constamment à la recherche de nouveaux marchés et de nouveaux équipements visant à augmenter la productivité de ses installations, a fait appel au CLD afin de la supporter financièrement dans le but d’assister à divers salons et effectuer des missions de niveau international.

Les sentiers du club Vélo2max à Saint-Félicien sont reconnus pour leur qualité et la diversité qu’ils offrent, soit plus de 80 km de sentiers bien entretenus dans un décor enchanteur et ressourçant, en plein cœur de la forêt. De plus, cette organisation a mis en place plusieurs championnats qui contribuent au rayonnement touristique de notre territoire.

Afin d’optimiser l’expérience client, le CLD a contribué à l’achat d’équipements offerts sur place. Il a également fourni un support financier à l’élaboration d’un plan d’affaires et à la conception d’une planification stratégique dans le but de permettre à l’entreprise de bien se positionner quant à ses démarches futures.

La Manufacture Thomas Gosselin fabrique des vêtements dans son atelier de Saint-Félicien depuis 1969. Elle a atteint une renommée internationale dans la confection de vêtements de travail, d’habits de motoneige et de plein air de haute qualité pour adulte et pour enfant.

Afin de poursuivre le développement de son entreprise, d’accroître sa production et de bien positionner ses produits sur le marché, l’entreprise n’hésite pas à recourir aux services-conseils du CLD en plus de bénéficier de l’aide financière pour le développement de sa nouvelle image de marque ainsi que pour l’acquisition de nouveaux logiciels.

Ouverte en 2017, la Microbrasserie Beemer inc. offre des produits pour le grand public ainsi que pour les connaisseurs. C’est à travers ses quatre bières que la microbrasserie les invite à revivre l’histoire locale.

Le CLD est fier d’avoir contribué au démarrage de cette entreprise en l’accompagnant dans les différentes étapes de développement de son projet d’affaires, dans son positionnement marketing et dans la commercialisation de ses produits.

Le CLD a également soutenu la Distillerie Beemer, fière représentante du secteur agroalimentaire, lors d’une mission commerciale en Europe.

Travailleuse autonome, Kathleen Gagnon a la passion des chevaux. Artisane dans l’âme, elle est la gagnante du défi OSEntreprendre 2019 dans la catégorie services aux individus. L’accompagnement et le soutien financier accordés par le CLD lui ont permis de réaliser son rêve en créant son propre emploi. Une contribution financière lui a également permis d’acquérir l’équipement nécessaire au démarrage de son entreprise.

Avec plus de 25 ans d’expérience, Desco inc. offre des services de mécanique industrielle, de fabrication, d’installation, d’optimisation et d’entretien de machines ou tout autre équipement connexe. Puisque la pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs manufacturiers est une problématique d’actualité, l’entreprise a reçu les services professionnels et le soutien financier du CLD dans le cadre d’une mission internationale de recrutement qui lui a permis de recruter des ressources spécialisées.